RDC : suppression du mandat de l’Expert indépendant Le Conseil des
droits de l’Homme avalise la position des autorités congolaises
La FIDH et ses organisations membres en République Démocratique du Congo,
l’ASADHO, le Groupe Lotus et la Ligue des électeurs regrettent
vivement, que, malgré la situation alarmante d’impunité massive en RDC, le
Conseil des droits de l’Homme ait pris la décision de ne pas renouveler le
mandat pays sur la RDC. Cette situation d’impunité en RDC avait pourtant été
décrite récemment dans de nombreux rapports des Nations unies, dont celui de
l’Expert indépendant sur la RDC, M. Pacéré.
Le mandat de ce dernier a été supprimé à la faveur d’un mécanisme
plus faible regroupant des experts indépendants thématiques, chargés d’élaborer
des recommandations centrées sur l’assistance technique qui pourrait être
fournie à la RDC, censées améliorer concrètement la situation des droits de
l’Homme sur le terrain.
« Le mandat pays était le seul, à permettre un dialogue continu avec
les autorités et le Conseil des droits de l’Homme, dans le but d’améliorer la
situation générale des droits de l’Homme dans le pays », a estimé M. Paul
Nsapu, Secrétaire général de la FIDH. « Celle-ci demeure très
préoccupante, non seulement dans les domaines couverts par les experts
thématiques, mais dans beaucoup d’autres domaines transversaux, notamment celui
de l’impunité ».
La FIDH et ses organisations membres en RDC, déplorent que le Conseil ait
diminué le poids d’un mécanisme répondant à une situation de violations graves
et systhématiques des droits de l’Homme alors que celles-ci perdurent avalisant
indirectement la position officielle des autorités se targuant des
améliorations « significatives » intervenues dans le pays après le
processus électoral.