ASADHO - RDC

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lundi 20 juin 2011

L’ASADHO condamne les propos tenus par Monsieur KOYAGIOLO sur les antennes de la Radio Top Congo

L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, est surprise de constater que lors de son interview sur la Radio Top Congo, basée à Kinshasa, en réaction au communiqué n°14/ASADHO/2011 intitulé « L'ASADHO condamne l'intolérance politique au Katanga » rendu public en date du 15 juin 2011, Monsieur KOYA NGIALO, secrétaire Général ad intérim de la Majorité Présidentielle, n’a pas condamné les incidents survenus à Lubumbashi, au Katanga.

Au sujet du vandalisme des locaux de la chaine de Radio Télévision Lubumbashi Jua (RTL J) appartenant à Monsieur Jean Claude MUYAMBO KYASSA, Président National du parti politique Solidarité Congolaise pour la Démocratie et le Développement (SCODE) par les partisans du Gouverneur MOISE KATUMBI CHAPWE, et qui a été passée au journal de 6H00 et 7H00 du matin du dimanche 19 juin 2011, Monsieur KOYAGIALO déclaré entre autre que « Cela ne nous étonne pas, c’était prévisible… chacun fait ce qu’il peut pour gagner du terrain… chacun cherche à étendre son empire pour peser dans la famille politique… »

L’ASADHO estime que dans sa prise de position, il devrait d’abord condamner les incidents intervenus à Lubumbashi, en sa qualité du Secrétaire ad intérim de la Majorité Présidentielle.

Sans exprimer de la compassion pour les victimes desdits incidents, ses propos apparaissent comme un encouragement donné aux leaders politiques de la Majorité Présidentielle de recourir même aux atteintes à l’intégrité physique et aux biens de ceux qui ne partagent pas leur opinion politique dans le but de gagner politiquement du terrain. En outre, ces propos seraient une caution à la violation des droits de l’Homme et sont tenus en violations des articles 66 et 67 de la Constitution de la République2.

Eu égard à ce qui précède, l’ASADHO recommande :

Ø Au Président de la République, autorité morale de la Majorité Présidentielle(M.P) :

- D’ordonner les enquêtes disciplinaires sur ces incidents qui ternissent l’image de la Majorité Présidentielle.

Ø Au Procureur Général de la République :

- De faire ouvrir des poursuites judiciaires à l’égard de Monsieur KOYAGIALO pour violation de la Constitution de la République Démocratique du Congo.

Fait à Kinshasa, le 20 juin 2011

                  ASADHO

Pour toute information, contactez :

Maître Jean Claude KATENDE : Président National

Téléphone (00243) 811 729 908

Maître Georges KAPIAMBA : Vice Président National

Téléphone (00243) 814043641

mercredi 17 novembre 2010

Intervention de Me Georges Kapiamba sur la liberté d'expression en RDC et l'assassinat de Floribert Chebeya

mercredi 2 avril 2008

Lancement officiel du blog de l'ASADHO

A l'occasion de la tournée mondiale de plaidoyer pour la lutte contre l'impunité en général et des crimes de violences sexuelles organisée par la FIDH en collaboration avec ses ligues membres et ses partenaires en RDC, l'ASADHO vient de lancer son blog. Ce blog aura pour objectif d'informer la population sur la situation des droits de l'Homme tant en RDC que dans le monde.Ce Blog sera régulièrement mis à jour par les membres de l'ASADHO.

lundi 31 mars 2008

Conseil des droits de l’Homme RDC : suppression du mandat de l’Expert indépendant Le Conseil des droits de l’Homme avalise la position des autorités congolaises

RDC : suppression du mandat de l’Expert indépendant Le Conseil des droits de l’Homme avalise la position des autorités congolaises

La FIDH et ses organisations membres en République Démocratique du Congo, l’ASADHO, le Groupe Lotus et la Ligue des électeurs regrettent vivement, que, malgré la situation alarmante d’impunité massive en RDC, le Conseil des droits de l’Homme ait pris la décision de ne pas renouveler le mandat pays sur la RDC. Cette situation d’impunité en RDC avait pourtant été décrite récemment dans de nombreux rapports des Nations unies, dont celui de l’Expert indépendant sur la RDC, M. Pacéré.

Le mandat de ce dernier a été supprimé à la faveur d’un mécanisme plus faible regroupant des experts indépendants thématiques, chargés d’élaborer des recommandations centrées sur l’assistance technique qui pourrait être fournie à la RDC, censées améliorer concrètement la situation des droits de l’Homme sur le terrain.

« Le mandat pays était le seul, à permettre un dialogue continu avec les autorités et le Conseil des droits de l’Homme, dans le but d’améliorer la situation générale des droits de l’Homme dans le pays », a estimé M. Paul Nsapu, Secrétaire général de la FIDH. « Celle-ci demeure très préoccupante, non seulement dans les domaines couverts par les experts thématiques, mais dans beaucoup d’autres domaines transversaux, notamment celui de l’impunité ».

La FIDH et ses organisations membres en RDC, déplorent que le Conseil ait diminué le poids d’un mécanisme répondant à une situation de violations graves et systhématiques des droits de l’Homme alors que celles-ci perdurent avalisant indirectement la position officielle des autorités se targuant des améliorations « significatives » intervenues dans le pays après le processus électoral.